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L'archéologie comparée des cinq continents

La collection

Nouvelle vitrine !

La collection Pétrequin a rejoint la salle d'Archéologie comparée, au mois de décembre 2013.

Venez découvrir les objets de Nouvelle-Guinée

 

Parce que les vestiges sont muets, l'archéologue fait parfois appel à d''autres sciences humaines telles que l'ethnologie, la sociologie ou les sciences auxiliaires de l'histoire (telles que la numismatique par exemple) pour interpréter les traces du passé. C'est dans cet esprit que la salle d''archéologie comparée est conçue au début du XXe siècle par Henri Hubert et Marcel Mauss qui souhaitent illustrer « l'histoire ethnographique de l'Europe et de l'humanité » fondée sur l'étude du « fait social total » depuis les origines de l'homme jusqu'au tout début du Moyen Âge.

C'est à partir de 1910 que Salomon Reinach, directeur du musée, confie à Henri Hubert la réalisation d''une nouvelle présentation de la salle de Mars (ancienne salle de bal du château). Cette salle servait « de magasin général et de lieu d'exposition pour les monuments trouvés hors de Gaule, présentant de l'intérêt à titre d'éléments de comparaison ».

Ayant toujours considéré l'aménagement de cette salle comme l'aboutissement de ses recherches, Henri Hubert conçoit son plan général selon deux idées novatrices pour l'époque. En sociologue, il pense d'une part que seule une vision globale des cultures humaines dans toute leur étendue temporelle et spatiale peut mener à une juste compréhension du phénomène sociologique. Il considère d''autre part que la comparaison des traces des sociétés humaines n'est instructive que si ces sociétés sont présentées, non pas seulement selon leur succession chronologique, mais aussi selon leur niveau technique. Ces principes l'entraînent à créer deux axes de présentation qui se recoupent :

  • Suivant l'axe longitudinal de la salle sont évoquées les étapes techniques selon leur ordre d'apparition depuis le Paléolithique jusqu'au haut Moyen Âge
  • Plusieurs axes transversaux permettent d'établir des comparaisons entre continents ou aires géographiques plus ou moins éloignés.

Henri Hubert se constitue un réseau de spécialistes et d'hommes de terrain qui contribuent à enrichir régulièrement les collections du département. Il noue également des relations suivies avec de grands musées d'archéologie étrangers qui font régulièrement parvenir à Saint-Germain des copies en plâtre ou en galvanoplastie d'objets majeurs de leurs collections : ces copies comblent les lacunes de la collection du musée et permettent d''établir certaines comparaisons.

Malheureusement, Henri Hubert meurt d''une crise cardiaque en 1927 avant d'avoir achevé les projets de réorganisation. La politique d'acquisition tombe progressivement en sommeil et la salle reste alors fermée au public jusqu'à la fin des années 1970 où la promulgation d'une loi-programme sur les musées permet de reprendre l'idée du projet muséographique initial en en respectant les grands principes tout en l'adaptant aux normes de présentation récentes. La salle actuelle a été inaugurée en mai 1984.

Les visiteurs curieux pourront donc voir en particulier :

  • Des exemplaires des plus vieux outils de pierre créés par l’homme et provenant d'Afrique (moulages d'outils de Melka Kunturé, Ethiopie) et d’Asie (éclats de Chou Kou Tien, Chine),
  • Des exemples d'outils taillés dans du silex et de représentations d'animaux gravées ou piquetées sur un support rocheux d’Afrique du Nord (Sahara, époque néolithique),
  • De très importants ensembles évoquant l’essor des civilisations de Méditerranée orientale et du Proche-Orient du Paléolithique jusqu’aux âges des métaux (Égypte prédynastique, Suse et la plaine mésopotamienne, l’Anatolie et la côte de Syrie-Palestine avec l’évocation des sites de Ras Shamra et de Tell Gezer, et enfin Chypre),
  • Du mobilier funéraire présentant différents aspects des civilisations du monde méditerranéen classique (Grèce et Italie),
  • L’ensemble le plus représentatif en France de la civilisation ibérique de l’Âge du Fer jusqu’à l’époque romaine (dépôt du Musée du Louvre, Département des Antiquités orientales),
  • Un des ensembles les plus représentatifs au monde illustrant la maîtrise technique et artistique des métallurgistes de l'Âge du Bronze et du début de l'Âge du Fer en Europe centrale (Hongrie) et en Asie occidentale (nécropole de Koban, Caucase)
  • Un ensemble rare évoquant la période des Grandes Migrations, au cours des premiers siècles de notre ère (mobilier d’une tombe de Kertch, Crimée, Ukraine),

Ainsi que des objets ethnographiques en terre cuite, en os, en bois ou en vannerie en provenance d’Extrême-Orient (Indonésie, Chine, péninsule indochinoise) ou d’Amérique...

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